50 jours de Pâques à Pentecôte !

Édito – n°26 – Avril-mai-juin 2012

Il fallait bien ça !
Oui, il fallait bien ça, tout ce temps pour que les disciples digèrent les événements de Vendredi Saint et de Pâques. Pour qu’ils les digèrent à plusieurs niveaux. A l’issue de la digestion, tous les nutriments parviennent dans nos organes et nos muscles et nous donnent l’énergie nécessaire pour que notre corps fonctionne. Pour les disciples, il fallait qu’ils puissent accepter, comprendre et reprendre courage avant de poursuivre leur mission. Pas facile d’accepter et comprendre la mort puis la résurrection du Christ, de celui qu’ils ont suivi depuis tant de mois à travers tout le pays et au contact de toutes les composantes de la société de l’époque. 

Oui, il fallait bien 50 jours ! 

50 jours pour quoi ? 
Durant ce temps, à la fois long et court, les disciples ont rencontré le Ressuscité à diverses occasions, par petits groupes ou tous ensemble : en détresse sur le chemin d’Emmaüs, effrayés et reclus dans la chambre haute à Jérusalem, pêchant et partageant les poissons sur les bords du lac de Galilée, et enfin lors de l’Ascension et de la promesse de Jésus d’être toujours présent auprès d’eux. Tous ces moments leur ont permis de se rappeler les paroles de Jésus alors qu’ils cheminaient en Galilée et en Judée, des paroles qu’alors ils n’avaient pas pu comprendre et qui leur paraissent plus claires maintenant. Ils sont prêts pour un nouveau départ, pour une autre étape sur leur chemin de foi :

  • à Pâques, ils ont vécu une rencontre personnelle  avec le Ressuscité, c’est dans leur propre vie que le changement s’est opéré.
  • à Pentecôte, ils font l’expérience d’un événement collectif, universel : ce n’est plus seulement leur histoire individuelle mais l’histoire du monde entier que la nouvelle de la résurrection va marquer à jamais. 

Oui, il leur fallait bien ça ! 

Et pour moi, combien de temps ?
Dans mon propre cheminement de foi, j’ai bien besoin aussi de ces 50 jours ! Chaque année !

Chaque année, en effet, il m’est nécessaire de me rappeler aussi tous ces événements, de Pâques à Pentecôte, pour bien comprendre le sens de la résurrection pour moi, et en quoi ou vers quoi cela m’engage. Je suis comme les disciples, et je crains parfois de quitter ce que je connais bien pour me plonger vers l’inconnu, vers le monde, ils sont si nombreux là, dehors ! J’ai besoin de ces rencontres, de ces stimulations pour saisir que le Christ ressuscité ne m’appartient pas, mais qu’Il est ressuscité pour les autres, et aussi pour moi parmi eux. Il me faut aussi passer du personnel à l’universel, de l’individuel au collectif, de la paroisse rassurante à l’Eglise du Christ, présente sur toute la Terre !

Oui, il me faut bien ça !

Et pour vous ?

Anne-Laure Bandelier

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